FÊTE DU RAISIN 2021 

 

Joli succès pour la 61eme édition de la fête du Raisin qui, ce week-end, a replongé Molsheim dans une effervescence populaire qu’on avait un peu oublié depuis la crise sanitaire.

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2021 10 11 DNA - Article et photos Fête
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Concours des Miels de France 2021 :

 

- jusqu’au 30 septembre 2021 pour tous les miels,

- jusqu’au 15 novembre 2021 pour les hydromels et nougats,

- et jusqu’au 3 décembre 2021 pour les miels d’arbousier, litchi, tropical clair, tropical foncé et miel « rare » tropicaux, les pains d’épices.

 

 

Et nouveauté cette année, l'ouverture du concours aux hydromels et aux nougats au miel ! NE TARDEZ PAS A VOUS INSCRIRE !

 

Toutes les informations sur le site de l'UNAF:

https://www.unaf-apiculture.info/nos-actions/le-concours-des-miels-de-france

 

 


 

Le Centre Apicole de Molsheim participe à l'action Achats de Rosiers du Rotary club de Molsheim vallée de la Bruche.

 

 

Si vous souhaitez faire une commande veuillez remplir le formulaire ci joint et joindre un chèque à l'ordre du CAM à déposer dans notre boite aux lettres.

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Le centre apicole de Molsheim participe au marché nocturne d'Ergersheim - 

VENDREDI 3 septembre 2021


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Decryptage -5 idées reçues sur l'apicult
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 COURS D'ELEVAGE 2021


    ELEVAGE DE REINES MAI 2021


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Comment les abeilles résistent-elles aux fléaux qui les menacent ? C’est le dossier du mois d'octobre du nouveau numéro de La Recherche.

 

Pour expliquer le déclin des populations d’abeilles domestiques et sauvages, on a beaucoup incriminé les pesticides. De fait, la nocivité de certains d’entre eux a été établie, en laboratoire et en champ. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Les abeilles sont frappées par un grand nombre de stress, qui, combinés, ont plus d’effets que s’ils étaient appliqués séparément. Résisteront-elles à cet “effet-cocktail” ? Nous ne jouerons pas les oracles. Néanmoins, notre enquête montre aujourd’hui qu’elles ont en elles des ressources pour résister à certaines de ces menaces. Des ressources que les scientifiques commencent à exploiter.

 

http://www.larecherche.fr/parution/mensuel-516

 

La présence du frelon asiatique en Alsace

 

Nous avons pu lire dans les DNA du jeudi 14 juillet 2016 la présence supposée en Alsace du frelon asiatique tant redouté. Au moment de la rédaction de ce texte, la preuve absolue n’existe pas, néanmoins les présomptions sont assez fortes. Ce n’est pas étonnant car depuis deux ans nous sommes cernés de toutes parts ; sa présence est attestée au Palatinat près de la frontière avec l’Alsace, au pays de Bade, en Moselle et Meurthe et Moselle. Si sa présence était confirmée, le périmètre concerné serait celui de la région de Molsheim. Pour les apiculteurs il y a lieu de savoir ce qu’il convient de faire actuellement et d’observer son déploiement sur la région Alsace.

 

Dans l’immédiat :

Ø  pas de panique pour l’instant, s’il y a présence, cet insecte ne fait que de s’installer, il n’est pas encore en nombre. En principe, il se déploie en premier lieu le long des cours d’eau avant de se disperser plus loin.

Ø  Pour l’instant rien ne sert de piéger surtout pas près d’un rucher car en définitive on attirerait éventuellement les frelons et leur ferait découvrir le formidable garde manger que sont les ruches. Si des pièges de contrôle devaient être mis en place tenez les éloignés de tout rucher ou ruche.

Ø  Effectuez des observations fréquentes près des ruches pour voir s’il n’y a pas de frelons en vol stationnaire devant les ruches.

Ø  Redoublez de vigilance pour détecter éventuellement un nid qui est établi à l’intérieur d’arbres, arbustes ou haies.

Ø  Si un nid est détecté il faudrait prévenir la protection civile (18) pour éliminer ce nid. N’essayez pas de détruire par vous-même car vous risquez d’être exposé à de graves piqures.

Ø  Evitez tout choc important sur le support du nid (arbre, haie, autres), les frelons défendent ardemment leur nid et n’hésitent pas à se ruer sur tout être qui bouge, humain ou animal.

 

Concernant l’article des DNA du 14 juillet 2016, certains points évoqués sont exacts d’autres non, il s’agit donc de bien séparer le bon grain de l’ivraie. Il faut préciser dès le départ que le frelon asiatique est pour certaines administrations, organismes, associations, entreprises une véritable aubaine, pour des subventionnements des collectivités, d’Etat, Territoriales et Européennes.  Pour certaines entreprises cela peut s’avérer bénéfique, les pompiers pour l’instant procèdent encore à l’éradication des nids mais pour combien de temps encore. Certaines interventions pratiquées par des entreprises privées sont facturées à des prix prohibitifs. Un exemple, l’université de Tours c’est fait fort en 2014 de mettre au point un piège sélectif à 100 %, il devait être mis à l’épreuve une dernière fois en 2015, pour être commercialisé en 2016, depuis plus d’un an aucune information, cette université faisait l’objet de subventionnements européens, nous verrons si ce piège sera un jour opérationnel. 

 

Il faut préciser les points suivant, compte tenu des expériences et vécus des apiculteurs, de leurs syndicats, qui sont confrontés à cet insecte et qui ont lieu de recommandations:

Ø  La progression annuelle peut aller jusqu’à 100 km.

Ø  Les petits ruchers (moins de 30 ruches) sont plus menacés que ceux qui sont davantage consistants. Des ruchers entiers peuvent être entièrement vandalisés et détruits par les frelons qui pillent miel, pollen, couvain et détruisent les cires.

Ø  Les piégeages ne sont pas contre-productifs même s’ils ne sont pas sélectifs à 100 %, si vous capturez une reine en automne – printemps, le nombre d’insectes qui sont mis à mort est mille fois plus important. Les grands nids ont un besoin journalier de 500 g de protéines ce qui exprime environ 15 000 insectes, un nid de frelon asiatique est l’équivalent de 6 nids de mésanges qui elles ne s’attaquent pas aux ruches comme vespa velutina. Des essais ont été effectués de ne pas faire des piégeages les résultats se sont avérés catastrophiques de nombreux petits ruchers détruits et des apiculteurs qui abandonnent leur activité apicole. Il y a par ailleurs peu d’insectes autres que des frelons qui sont pris dans ces pièges.

Ø  Les piégeages ont une efficacité dès fin février début mars jusque fin mai et de mi-août jusqu’à ce que les températures ne permettent plus les vols. C’est à ces périodes qu’on capture les reines fondatrices. Les appâts devront être plus sucrés car les reines en automne comme au printemps ont un besoin très important en protéines. Il faut les appâter dans un premier temps en un lieu éloigné de tout rucher avec des préparations sucrées, confiture, fruits sirop, etc… puis après 2 ou 3 jours on met ces préparations dans un piège pour capturer les frelons. Le sucre candi est un excellent appât, reste également les préparations d’appât qui sont en vente dans le commerce.

Ø  Les piégeages entre juin et mi-août n’ont pas de grande efficience, s’il y a lieu ils ne contribuent qu’à diminuer la pression. Au cours de cette période les préparations sont moins sucrées avec 1/3 de la masse en boisson alcoolisée du type bière brune.

Ø  Le radiant de vol est en moyenne de 800 m mais il peut être plus étendu, 1 km et plus est courant, néanmoins il se situe plus rarement jusqu’à 2 km.

Ø  Si ce n’est qu’un frelon qui vole près de ruches il n’y a pas encore gravité, à partir de 3 frelons il y a lieu de s’inquiéter, les abeilles sont en stress, elles ne sortent plus, plus de récolte de nectar et pollen, la ponte diminue contribuant à l’affaiblissement de la colonie, suivi d’une mise à sac intégrale de la ou des ruche (s).

Ø  Ne laissez surtout pas de cadre à miel même vide à lécher car non seulement vous risquez un pillage important sur votre rucher mais de surcroit vous attirez les frelons.

Ø  Pour les petits ruchers l’idéal est de détenir au moins un deuxième emplacement assez éloigné pour transhumer ses ruches dans l’éventualité où la pression des frelons serait trop forte.

Ø  Contrairement au frelon européen qui peut voler lors de nuits claires, le frelon asiatique reste cloitré dans le nid lors de la période nocturne, c’est à ce moment qu’il faut capturer et détruire le nid.

Ø  Les piqures elles peuvent être graves surtout pour les personnes allergiques au venin, contrairement à ce qui a été relaté dans le journal, entre 5 et 10 piqures voir moins suivant les personnes, peuvent conduire à une hospitalisation, allant jusqu’au décès.

Ø  actuellement suite aux présences attestées du frelon asiatique, il occupe sur une surface territoriale de la France qui s’établit à 80 % environ, soit plus de 30 % que celle qui a été indiquée dans les DNA.

 

Ces diverses remarques sont le résultat des expériences, du vécu et des observations que les apiculteurs ont effectués pour certains depuis plus de 10 ans, elles sont à prendre sous forme de recommandations dont chacun est libre de prendre ou laisser.

Pour conclure nous sommes en présence d’une inconnue, celle de connaitre comment le frelon asiatique va s’étendre et se développer sous les conditions climatiques de notre région. Il s’avère que dans les régions de montagnes notamment le Massif Central son développement est moins fulgurant et donc son impétuosité moins élevée. Nous verrons s’il adopte sous nos latitudes une biologie différente que sur les régions au climat océanique et méditerranéen. Nous sommes une région qui avons une petite apiculture mais dont la répartition des ruches est d’une forte densité sur l’ensemble du territoire. De ce fait, l’apiculture Alsacienne sera très fragile vis-à-vis de ce prédateur si son développement et sa vivacité sera au même niveau de certaines régions. Ce sera un grand handicap pour la pollinisation des espèces végétales cultivées et hors cultures. Il y a lieu de prendre collectivement par le biais des syndicats les mesures les plus adaptées à la situation, qui soit coercitives et efficientes dans le plus grand respect en matière d’environnement et de respect des écotypes de toutes natures. Il faut être conscient que les apiculteurs sont seuls face aux effets néfastes et dévastateurs de vespa velutina. Les administrations d’ordres divers n’ont jusqu’à présent que peu de préoccupation de la cause apicole en cette matière, peu de moyens conséquents ont été mis en place, espérons que les choses évolueront en positif à l’avenir.

 

                                                                                             Charles HUCK